Test drive dans la région du Lavaux avec Béatrice & @buggyt

Tout a commencé le mardi 11 juillet, suite à la première apparition de Buggyt dans la presse. « LIEN ICI »

« Bonjour Monsieur Pfister, je m’appelle Béatrice de la société Kyburz. Je viens juste de lire un article vous concernant avec vos buggys à essence, ça vous dirait d’essayer un véhicule électrique ? » Quelques jours plus tard, nous faisions un essai !

Notre rendez-vous a été fixé au vendredi 3 août 2018, soit hier pour tester le fameux véhicule, l’eRod.

Kyburz

La société Kyburz est basée à Freienstein, en Suisse-alémanique. Elle a été créée en 1991 et compte environ 85 employés. Depuis le début de leur activité, pas moins de 16’000 véhicules en tout genre ont été vendus à travers le monde. Vous me direz, « Pourtant, je n’en ai jamais vu » ! Détrompez-vous, ce sont les fameux tricycles électriques de nos facteurs que l’on retrouve même jusqu’en Australie.

Sous l’impulsion du père fondateur qui souhaitait avoir un véhicule de loisir 100% électrique, un groupe d’ingénieurs a eu carte blanche pour ce projet. Le prototype de l’eRod a été présenté pour la première fois au Salon de l’automobile de Genève en 2016.

La bête

Le véhicule du type roadster, ressemble un peu à une Lotus avec son châssis tubulaire, ces roues hors de la carrosserie et ces deux sièges baquets. La version essayée était toute simple, pas de pare-brise ni de toiture. Que du plaisir pour des sensations de pilotage précises et propres.

Son tableau de bord est épuré et se résume à quelques boutons et un écran digital nous permettant d’avoir les informations nécessaires (vitesse & informations sur la batterie). La console est simple et épurée au maximum afin de nous projeter dans un habitacle de course. Le seul bémol est le manque d’espace de rangement, heureusement que nous avions un petit coffre à l’arrière.

Avec son moteur à propulsion situé à l’avant, spécialement conçu par la marque, notre modèle « Fun » de 600kg était suffisant pour nous décoiffer ! Homologué comme un quadricycle à moteur, notre engin fait rugir ces 61 chevaux et roule avec une plaque de moto dans un silence magique. Le couple de 140 Nm nous a permis de belles accélérations et, d’après le fabricant, nous pourrions monter jusqu’à 120km/h. L’alimentation se fait par une batterie lithium au phosphate de fer de 96 V et 200 Ah (19,2 kWh). Les batteries se trouvent sur une ligne centrale passant au milieu du véhicule favorisant ainsi un meilleur équilibre des masses.

Chaque roue profite de suspensions à doubles triangles superposés combinés de ressort-amortisseurs filetés. L’éclairage LED se réduit au minimum légal nécessaire pour rouler sur route. Quant au système de freinage, il s’agit de celui des Mazda MX-5, ce qui simplifie le remplacement des pièces d’usure.

Différents accessoires sont disponibles et, parmi eux, un chargeur rapide qui réduirait le temps de chargement de 8-10 heures à 3 heures. L’autonomie du constructeur serait de 180 km. Tablons plutôt sur 150 afin d’éviter toute mauvaise surprise. La recharge de la batterie se fait simplement avec une prise 220V.

Le test

Avant tout, le silence est incroyable ! Ce n’était pas la première fois que je conduisais un véhicule électrique mais à chaque fois le manque d’un ronronnement de moteur me surprend. Le soleil étant au rendez-vous l’expérience fût parfaite. Au départ d’Aran (région de Lutry), nous sommes descendu à Saint-Saphorin puis remonté à Chexbres. Nous n’avons jamais dépassé la limitation de vitesse autorisée et pourtant chaque accélération donnait une impression de vitesse folle. Étant assis relativement bas, comme dans un kart, les sensations sont décuplées et la balade magique.

La petite forme du volant ainsi que l’habitacle donnent l’impression d’être dans une voiture de course. Cependant, attention à ne pas être trop grand. Une personne de 2 mètres risquerait de ne pas passer. Dès que la clé est tournée, le moteur n’attend plus que vous pour vous faire passer un bon moment de pilotage. Il m’a fallu 5 minutes pour m’adapter au couple du véhicule, à la direction sans assistance et à la fermeté de la pédale des freins. Une fois l’adaptation faite, c’était bon ! Le mode sport est enclenché. La pédale de l’accélérateur est devenue soudainement plus sensible et les accélérations plus fortes.

En conclusion

C’est un excellent véhicule pour celles et ceux à la recherche de sensations fortes. Il est petit, maniable et ne nécessite pas l’installation d’une prise spéciale pour le chargement.

Le seul problème est qu’il n’est pas accessible à toutes les bourses. Le prix du modèle essayé est de CHF 43’000.-

Que penseriez-vous si l’on organisait des sessions de location pendant le mois d’août ? Combien seriez-vous prêt à payer pour un essai de 2 heures?

A bientôt !

L’équipe Buggyt !

 

About the Author

By Jonathan / Administrator, bbp_keymaster on Août 04, 2018

GIVE A REPLY